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Accueil du site > Publications > 2012 > L’historien, le juge et l’assassin

Parution

L’historien, le juge et l’assassin

André Rauch et Myriam Tsikounas (dir.)

Publications de la Sorbonne, mai 2012

 

 

Présentation de l’éditeur

Après le criminel et son juge, surgit l’historien. Que sait-il des faits ? Son enquête est tributaire de la disponibilité des archives. Elle croise des sources écrites, audiovisuelles, d’origines diverses : policières, judiciaires, pénitentiaires, littéraires... Quand elles ne font pas défaut, comme c’est souvent le cas pour l’inceste, le viol ou les violences domestiques.

La confrontation des archives ouvre la voie aux représentations et aux imaginaires. Ils varient d’une époque à une autre, selon les circonstances, les positions des témoins et la nature des témoignages. Journaux, émissions radio et spectacles télévisés font et défont crimes et jugements au cours des années, les opposant et les contestant à la lumière d’autres témoignages ou de nouvelles interprétations. Des discriminations profondes existent. Comment sont évaluées les différences entre hommes et femmes ? La sorcière, Charlotte Corday, la révolutionnaire, sont-elles jugées à la même aune que le meurtrier ou l’assassin ? Quelques figures héroïques marquent les imaginaires. Attaques sexuelles ou crimes idéologiques ouvrent des débats d’une tout autre nature.

Le crime et la justice pénale font la une des faits-divers dans la presse. « Tribunaliers », « courriéristes » et « reporters » dressent des scénarios qui révèlent les peurs ou les goûts d’une époque. Voisins, offi ciers de police, experts, jurés livrent, en effet, aux journalistes la matière à des oeuvres qui peuvent servir de « modèles du genre ». Les plaidoiries et leurs effets de rhétorique, dans l’enceinte du prétoire ou devant les micros et les caméras, sur le parvis du tribunal, attisent raison et émotion que suscitent les versions contradictoires du crime.

Autant de questions sur les sources, les circonstances, les acteurs, les productions littéraires ou les spectacles audiovisuels qui renouvellent l’intérêt actuel pour la justice en histoire culturelle.

 

TABLE DES MATIERES

André Rauch et Myriam Tsikounas
Introduction

Les sources, de l’écrit à l’audiovisuel
Alain Corbin — Présentation
- Jean-Claude Farcy, « Quelles sources écrites pour l’histoire du crime ? »
- Anne-Claude Ambroise-Rendu, « Croiser les sources, confronter les discours pour faire l’histoire du crime sexuel sur enfant, XIXe-XXe siècle. La fabrique du pédophile »
- Fabienne Giuliani, « Sur les traces du crime : l’inceste dans les sources judiciaires françaises du XIXe siècle »
- Évelyne Cohen, « Les sources audiovisuelles de l’affaire Dominici »
- Jean-Michel Rodes, « Sources et archives pour la télévision : autour de L’Affaire Francey »

Criminalités féminines et masculines. Regards croisés
Claude Gauvard — Présentation
- Claude Gauvard, « La sorcellerie est-elle un crime féminin en France à la fin du Moyen Âge ? »
- Guillaume Mazeau, « Charlotte (Corday) contre Jean-Paul (Marat). Médias, crime et genres sous la Terreur »
- Laurence Guignard, « Sexe juridique ? Femmes et hommes face à la justice pénale au XIXe siècle »
- André Rauch, « Plaidoyer d’assises en faveur de la misogynie »
- Fanny Bugnon, « “Le sang et les confitures”. Les procès d’Action directe dans la presse française (1979-1994) »

Le fait divers
Dominique Kalifa — Présentation
- Frédéric Chauvaud, « “Horribles histoires et affreuses tristesses” : la fabrication de la “Belle Affaire” (1880-1940) »
- Anne-Emmanuelle Demartini, « “Celle dont on ne voit pas les yeux”. Portraits de Violette Nozière »
- Marie-France Chambat-Houillon, « Entre restitution et reconstitution : l’affaire Courjault »
- Myriam Tsikounas, « Le téléspectateur : treizième juré dans En votre âme et conscience ? »

Plaider, et après ?
Frédéric Chauvaud — Présentation
- Thierry Moser, « L’avocat pénaliste face à l’inépuisable diversité et à la fréquente complexité des procédures criminelles »
- Émeline Seignobos, « Plaider, et après ? Les métamorphoses du discours judiciaire dans la geste abolitionniste de Robert Badinter »
- Claire Sécail, « Plaider sur les marches du palais. L’avocat face aux caméras de télévision depuis les années 1950 »
- Jean-Claude Vimont, « Des “pauvres types” irritants : les récidivistes relégués en métropole (1945-1970) »

 

Pour en savoir plus