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Accueil du site > Publications > 2009 > Le cinéma et la guerre d’Algérie

Parution

Le cinéma et la guerre d’Algérie

La propagande à l’écran (1945-1962)

Cet article est une archive

Par Sébastien Denis

Nouveau Monde éditions

Octobre 2009

 

Présentation de l’éditeur

Entre les événements de Sétif en mai 1945 et l’indépendance de l’Algérie en juillet 1962, près de trois cents films civils et plusieurs dizaines de films militaires ont été produits sur l’Algérie, relevant tous du « documentaire de propagande ». Durant une première période 1945-1954, il s’agissait pour l’État de montrer son action envers les populations musulmanes. A partir de 1954-55 et jusqu’en 1958, le contexte algérien entraîne un recul logique des institutions publiques envers les producteurs privés, au profit du Service Cinématographique des Armées. Dans un premier temps, c’est avant tout dans un but civil que les opérateurs militaires vont couvrir les « événements » d’Algérie à partir de l’été 1955. C’est des États-Unis que va venir la découverte d’une forme de communication politique encore inédite. On met en chantier une série de films destinés à sensibiliser l’opinion publique américaine sur l’affaire algérienne, Algerian Portfolio. A l’action mesurée des Français, répond une action beaucoup plus ferme du FLN consistant à retourner les arguments de la propagande française (sur l’Algérie, l’Armée de libération nationale [ALN] et les pertes de l’armée française) auprès de l’opinion publique internationale. Le choc est immédiat dans les médias et contribue à marginaliser la France au niveau mondial. Le cinéma reste le meilleur moyen de propager de l’autre côté de la Méditerranée la nouvelle idéologie algérienne de la France, avec des films tournés dans un style « reportage » s’approchant davantage de la télévision que du film de propagande traditionnel, avec une esthétique plus accessible issue des magazines télévisés à la manière de Cinq colonnes à la une. Dès lors, le SCA, et surtout des producteurs privés, produisent des films qui illustrent en Algérie (et en France par le biais de la télévision) le nouveau discours gouvernemental, mettant en valeur non plus la relation de l’Algérie à la France et la supériorité induite des Européens sur les musulmans, mais au contraire la prédominance des musulmans dans leur pays, et dès lors les efforts de grande ampleur de la France (le plan de Constantine et ses « mille villages ») pour faire de l’Algérie un pays moderne.

 

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