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La presse quotidienne contribue-t-elle à légitimer les combats de l’extrême droite ?

Immigration, Islam, insécurité et chômage
à l’agenda de trois quotidiens français (2007-2012)

 

Gaël Villeneuve et Alexandre Hobeika
présentent les principaux résultats de la recherche
de l’organisation Counterpoint,
ainsi que leur méthode de collecte et d’analyse.

 

en présence de
Lila Caballero, PhD, responsable du projet Reluctant Radicals,
et Catherine Fieschi, PhD, directrice de Counterpoint.

 

Retrouvez l’intégralité du séminaire en audio :
https://drive.google.com/file/d/0B208Z3MjbWdrNDgtdHBlbUdjREE/edit?usp=sharing

 

PRESENTATION

Depuis la création officielle du Front National le 5 octobre 1972, l’extrême-droite française dispose d’un parti politique pour s’engager dans les compétitions électorales. Quarante ans après, on constate que l’activité de ses leaders a nettement contribué à la « lepénisation » du débat public, c’est-à-dire à la légitimation de certains de ses combats dans les discours de nombreux acteurs officiels.

Dans quelle mesure les médias d’information, et en particulier la presse écrite, participent-t-ils de cette légitimation ? Notre colloque présentera les principaux résultats d’une recherche centrée sur cette question. En l’occurrence, du volet français du projet de recherche de l’organisation Counterpoint, sous-titré « Nurturing populism ? The impact of the media on the growth of populist right-wing parties in Netherlands, France and Finland » : http://goo.gl/eK112L.

Cette enquête, qui compare le traitement des thèmes d’extrême-droite dans plusieurs journaux français, hollandais et finlandais entre 2007 et 2012, accorde une importance particulière au rôle que les journalistes peuvent endosser – le plus souvent à leur insu – dans la banalisation de ce type de questionnements. Elle s’appuie en effet sur l’idée que la plupart des électeurs qui votent aujourd’hui pour les partis d’extrême-droite ne sont pas des militants de ce type de cause, mais qu’ils sont plutôt des Reluctant Radicals ; des citoyens peu engagés politiquement, qui votent pour des partis qui leur semblent répondre le mieux aux questions inscrites à l’agenda, à l’ordre du jour, par les institutions politiques. Suivant ce principe, les électeurs seraient d’autant plus enclins à ce type de vote que la presse, supposée offrir un diagnostic moins partisan que celui des candidats aux élections, fait de l’immigration, de l’Islam et de l’insécurité des préoccupations de premier plan.

Pour observer la manière dont ce type de sujet fait la une de la presse écrite, nous avons choisi d’interroger d’une part l’agenda du Monde, quotidien national plutôt catholique et élitiste, connu pour sa critique morale de la xénophobie et pour son engagement en faveur du projet européen. De l’autre, celui de Nice-Matin, le principal quotidien d’une des régions de France où le Front National est le plus fortement enraciné. Nous avons étudié enfin le Télégramme de Brest, un quotidien paraissant au contraire dans une région historiquement ancrée à gauche. Nous avons comparé la manière dont ces journaux traitent les questions d’Immigration, d’Islam, d’insécurité et de chômage entre 2007 et 2012, tout d’abord de façon massivement quantitative, puis en étudiant certains détails de leur traitement.

 

LIEU

Institut Pratique du Journalisme de Paris-Dauphine
4e niveau (dernier étage)
24 rue Saint-Georges
75009 Paris

Métro : Le Pelletier (ligne 7) | Notre Dame de Lorette (ligne 12)
Bus : 26, 32, 43, 67 ou 74