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Accueil du site > Qui sommes nous ? > Axes de recherche > Médias, sciences, controverses

Axe « Médias, sciences, controverses »

Responsable : Pascale Mansier

 

Dans un monde moderne dans lesquelles les connaissances scientifiques sont en constante évolution et par là même souvent non stabilisées, les décisions publiques sont prises avec l’appui d’experts scientifiques, mettant ainsi en évidence les controverses et débats qui traversent le champ scientifique. Les médias présentent quasi quotidiennement des informations relatives au sciences (en 2011, Fukushima, l’affaire du Médiator...). Les informations scientifiques se trouvent démultipliées au travers de nombreuses sources communicationnelles, qu’elles soient institutionnelles, politiques, médiatiques. De ce fait, la santé et les sciences impliquent désormais une série d’acteurs revendiquant paroles et partage des savoirs et des décisions. L’étude des controverses dans une perspective communicationnelle permet de mieux saisir les questions sociales fondamentales, de mesurer l’impact de la communication dans la transformation et dans la diffusion des informations venues des scientifiques et de leurs échanges avec la société (politiques, techniciens et simples citoyens), et de leur impact sur les opinions collectives et la citoyenneté.

A partir de ce cadre commun, nous développons plusieurs thématiques de recherche

Discours sur la santé mentale
Nous poursuivons des recherches sur la mise en perspective des discours de acteurs autour de la santé mentale. Nous avons choisi le domaine de la santé car il fournit des cas exemplaires pour alimenter l’étude des relations sciences, techniques et société. En effet, les relations entre associations, chercheurs, professionnels de santé et autorités publiques sont en pleine évolution. On assiste à une redéfinition des rôles, aboutissant à de nouveaux équilibres et, en particulier, à une transformation des processus de construction des savoirs et d’émergence de nouveaux porte-parole et à une modification des critères de légitimité. Nous étudions plus spécifiquement deux questions de santé publique : l’autisme et le TDAH (trouble du déficit de l’attention et hyperactivité), qui relèvent toutes deux du domaine des troubles du développement et du comportement et qui ont en commun de toucher l’enfant et de perturber son insertion sociale, au travers des questions sur la reconnaissance des troubles et leurs qualifications, leurs prises en charge, les causes des troubles.

Communication de l’incertitude scientifique
Nous étudions la demande sociétale vis-à-vis de connaissances scientifiques pour lesquelles les incertitudes sont importantes, notamment au travers des liens entre fertilité masculine et perturbateurs endocriniens. Selon la définition de l’International programme on Chemical Safety, un perturbateur endocrinien est « une substance exogène ou un mélange qui altère la (les) fonction(s) du système endocrinien et, par voie de conséquence, cause un effet nocif sur la santé chez un organisme intact, sa descendance ou des sous populations ».

Images de la santé dans les fictions audiovisuelles
Nous développons l’analyse de l’image de la santé dans les séries de la télévision. Ainsi, la stigmatisation de la santé mentale s’est renforcée au cours de 20 dernières années, malgré les campagnes de santé publique visant à faire accepter les différences des patients souffrant de troubles mentaux. Après les travaux sur la Justice literacy, peut-on montrer qu’il existe une Mental Health literacy dans les fictions audiovisuelles ?

Bioéthique, journalisme scientifique
Nous étudions également la question du rôle des pesticides dans l’écosystème, les problèmes soulevés par la révision des lois de bioéthique – en particulier à propos de la procréation médicalement assistée (droit à la parentalité, droit à la connaissance de l’origine biologique des enfants), le rôle des journalistes scientifiques dans la mise des connaissances scientifiques dans l’espace public, dans leur médiatisation (et non plus seulement leur vulgarisation) dans les débats suscités par les sciences.