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Axe « Médias, histoire, identité »

Responsables : Claire Sécail

 

La multiplication des sources d’information, le flot des nouvelles en direct et en continu par les chaînes satellitaires, la quasi disparition dans de nombreux cas de tout délai entre l’événement et sa diffusion médiatique, les phénomènes de répétition, d’amnésie ou de palimpseste, n’ont-ils pas modifié le rapport des contemporains à l’espace-temps des événements ? On a pu parler du « règne de l’histoire du temps présent » et de « la tyrannie de l’actualité ». Le contenu de notre mémoire collective est modifié par les représentations médiatiques d’un passé toujours plus proche. Les historiens travaillent « au risque de la mémoire », une mémoire de plus en plus médiatique. L’événement fait marque un moment où l’évidence de la compréhension habituelle du monde est, au minimum incertaine, voire franchement remise en cause. La question consiste alors à repérer le rôle des médias dans la mise en forme et en sens des événements publics en tenant compte du fait que les médias ne sont pas producteurs des événements dont ils rendent compte mais qu’ils accomplissent ce travail en prenant appui sur celui d’une multitude d’acteurs sociaux, et politiques en amont ainsi que sur les réactions d’un ou de plusieurs publics en aval.

L’étude du fonctionnement des supports, de leur évolution et de leurs productions n’est qu’un aspect d’une démarche plus large, qui s’interroge sur la place et le rôle des médias dans les systèmes politiques/culturels/communicationnels d’un temps donné. « L’histoire des médias », ainsi considérée s’inscrit dans le renouvellement des courants historiographiques de ces trente dernières années, tant en histoire politique que culturelle, à la croisée notamment des interrogations des Sciences de l’Information et de la Communication et des Sciences Politiques. Appliquée à l’histoire des cultures politiques contemporaines, cette méthodologie a ouvert la voie à des recherches qui intègrent aux problématiques politiques déjà explorées des questionnements renouvelés. L’histoire culturelle du politique interroge des sujets tels que les imaginaires de guerre, les usages du passé en politique, les images de l’identité nationale, l’iconographie de l’héroïsme, etc.

La redéfinition des identités à travers la mémoire et l’histoire est une autre dimension des espaces publics culturels. Il se produit des échanges et métissages, une globalisation et des processus diasporiques, qui évitent rarement la conflictualité dans le rapport au passé. Ces mouvements sont perceptibles via une analyse des représentations médiatiques les plus communes, ne se donnant pas nécessairement pour objectif officiel de dire l’histoire : la fiction, la docufiction, la télé-réalité, le divertissement ludique. Les commémorations dans lesquelles les médias jouent un rôle particulièrement important scandent la vie des pays européens, les médias trouvant dans certaines commémorations de véritables incitations dans leur programmation et parfois l’occasion d’importants débats nationaux et internationaux.